Faune Et Flore

C’est toujours pareil aux Philippines : où que vous regardiez sous l’eau, dans le ciel ou sur la terre ferme, vous n’avez que l’embarras du choix en matière de vie sauvage. Les Philippines sont l’un des 17 pays mégadivers. Les amoureux de la nature seront forcément conquis par l’observation des lucioles au clair de lune dans les forêts de mangrove de Donsol, des chauves-souris dans les caverneuses grottes de Boracay et des oiseaux à peu près n’importe où et par la découverte de la vie sous-marine (nudibranches, requins, coraux aux couleurs de l’arc-en-ciel et beaucoup, beaucoup d’autres). Voici quelques-uns de nos amis à fourrure, à plume et à aileron préférés…

Tarsiers
Ce n’est pas bien d’avoir des favoris, mais il faut bien reconnaître que le tarsier est tout aussi mignon qu’il est bizarre, et que c’est ce qui rend cet animal en voie d’extinction si spécial. Comme le dit le proverbe, tout ce qui est petit est mignon, et pour cause : le tarsier (également connu sous le nom de Mamag) est l’un des plus petits primates au monde, avec seulement 15 cm de hauteur. Entre leur grande queue de rat et leurs grandes oreilles de chauve-souris, les tarsiers sont effectivement spéciaux. Ce n’est pas pour rien qu’ils ont affectueusement été comparés à ET. Les tarsiers utilisent leurs énormes yeux (les plus grands de tous les mammifères) pour guetter les prédateurs nocturnes. Une autre technique de survie plutôt pratique est leur capacité à tourner la tête à 180 °. Ils savent également sauter vers l’arrière pour éviter d’attirer l’attention. Malgré leur minuscule taille, ces animaux solitaires ont besoin d’un hectare de terre rien que pour eux. Traditionnellement, les tarsiers sont vénérés en tant qu’avatars des esprits de la forêt et en attaquer un porterait malheur. Vous pouvez les voir de près au Philippine Tarsier Sanctuary à Bohol, qui se consacre à la conservation de l’espèce. Les visiteurs peuvent faire le plein d’informations sur les tarsiers dans le centre d’accueil, rencontrer les minuscules résidents du sanctuaire et marcher sur le Tarsier Trail afin d’admirer la vie sauvage.

Aime : La nuit, manger des criquets, des scarabées, des termites et autres insectes. Malgré leur minuscule taille, les tarsiers peuvent parfois manger des lézards, des grenouilles et même des petits oiseaux.
N’aime pas : La journée, la captivité, au point déchirant qu’ils peuvent se suicider si on les touche ou les capture : le stress est trop grand pour cette créature craintive et farouchement indépendante.

 

Requins-baleines

Donsol abrite ce qui est probablement le plus grand banc de requins-baleines au monde. Allez nager ou faire de la plongée à Donsol Bay et vous pourrez observer les requins-baleines naviguant calmement près de la surface de l’eau. Les pêcheurs locaux sont passés maîtres dans l’art de les repérer et de vous guider. Ils vous emmèneront sur un petit bateau et vous avertiront dès qu’ils verront les requins pour que vous puissiez plonger et nager avec ces doux géants. En haute saison, certaines personnes ont eu l’exceptionnelle chance de voir jusqu’à 45 requins en une seule sortie (vous serez malchanceux si vous en voyez moins de 5). Les gargantuesques requins-baleines sont les plus grands poissons de l’océan, pesant jusqu’à 20 tonnes et mesurant de 4 à 12 mètres. Certaines personnes ont même déclaré avoir observé des requins allant jusqu’à 18 m. Leur bouche peut mesurer jusqu’à 2 m de large, ce qui leur permet de manger une grande quantité de plancton et de krill (leur en-cas préféré). Grâce à leur peau tachetée de manière distinctive, aucun requin-baleine ne ressemble à un autre. Malgré leur caractère doux, il est préférable de ne pas toucher les requins-baleines ou de trop s’en approcher : comme tout le monde, ils ont des limites à ne pas dépasser. Vous pourrez également voir des raies manta, des tortues et d’autres stars de l’océan si vous piquez une tête à Donsol Bay.

Aime : Plancton, krill.
N’aime pas : Être dérangé par les plongeurs.

Requins-renards
Les requins-renards sont remarquables en raison de leur énorme nageoire caudale (queue) qui peut être aussi longue que le reste de leur corps. Leur nom vient du fait qu’ils peuvent se déchaîner contre leurs proies avec leur puissante queue, qui bouge alors tellement rapidement que l’eau autour d’elle se met à bouillonner (il suffit d’observer les bulles). À l’état sauvage, des requins ont été filmés battant leur queue à près de 130 km/heure. Sans surprise, une telle vitesse entraîne d’importants dégâts. Les requins peuvent casser des os et hacher leurs proies en morceaux avec leur queue avant de retourner tranquillement nager autour de la scène du crime pour collecter leur repas. Ils sont également de bons sauteurs, capables de surgir hors de l’eau pour se jeter sur leurs proies dans les airs. Le meilleur endroit pour aller nager avec les requins-renards aux Philippines est l’île de Malapascua, le seul endroit au monde où il est possible de rencontrer presque quotidiennement ces formidables animaux. Il n’y a que très peu de récits d’attaques d’humains par des requins-renards, mais il est tout de même conseillé de faire attention à leur queue, le plus grand risque étant d’être touché par accident.

Aime : Faire du sport, manger du thon, du maquereau et des oiseaux marins.
N’aime pas : Les bateaux qui s’approchent trop près.

Aigle des Philippines

Également connu sous le nom d’aigle des singes en raison du faible qu’il a pour ces petits animaux, l’aigle des Philippines est l’un des plus grands et puissants oiseaux de proie au monde. Les singes ne sont pas les seuls qui doivent faire attention aux allées et venues de cet oiseau : cochons, varans, rongeurs et chauve-souris font également partie de ses en-cas préférés. Uniquement présente aux Philippines, la population de cette espèce a diminué de façon alarmante ces dernières années, même si le statut d’oiseau national des Philippines (depuis 1995) a permis de mieux le protéger et de sensibiliser le public. Cet oiseau a une crête hirsute qui fait penser à la crinière d’un lion et des yeux perçants d’un bleu vif. Vous pouvez observer l’aigle des Philippines sur quatre îles : Luçon, Samar, Leyte et Mindanao (où la majorité d’entre eux se trouve : entre 82 et 233 couples reproducteurs). Ces rapaces romantiques sont monogames et restent avec le même partenaire pour le restant de leurs jours.

Aime : L’élément de surprise.
N’aime pas : L’adultère.

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